Cote: Acte de naissance d'Arthur Marie Decès Date d'entrée dans le document original: Jeudi 2 Juin 1831 Texte: L'an mil huit cent trente un, le deux Juin, onze heures du matin, pardevant nous adjoint au Maire de la ville de Reims, remplissant par délégation les fonctions d'officer de l'état civil, est comparu Monsieur Jean Baptiste Louis DECES, âgé de vingt six ans, Docteur en médecine demeurant à Reims rue du Clou dans le Fer N°14, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né en sa demeure avant hier, trente un mai, à dix heures et demi du matin, de lui déclarant et de Madame Jeanne Esther COLMART DUQUENELLE, âgée de vingt un ans et demi, son épouse, et auquel enfant il a donné les prénoms de Arthur Marie. Cette déclaration a été faite en présence de Monsieur Jean Baptiste Marie DUQUENELLE, âgé de soixante ans, Docteur en chirurgie aïeul maternel par adoption de l'enfant, et Joseph Théophile MUIRON, âgé de trente un ans, pharmacien demeurant tous deux audit Reims. Le père et les témoins ont signé avec nous le présent acte après lecture. Fiabilité des données: 3
Cote: Acte de mariage d'Arthur Marie Decès avec Anna Lochet Date d'entrée dans le document original: Lundi 15 Avril 1861 Texte: L’an 1861, le 15 avril, à 10h du matin, en l’une des salles de l’hôtel de ville, sont comparus par devant nous Aimé Louis RICHARDOT, adjoint au Maire de la ville de Reims, faisant par délégation les fonctions d’officier de l’état civil, Sieur Arthur Marie DECES, âgé de 29 ans, né à Reims le 31 mai 1831, docteur en médecine, demeurant à Reims, rue du Bourg Saint Denis n°64, majeur, célibataire, fils légitime de sieur Jean Baptiste Louis DECES, docteur en médecine, et de dame Jeanne Esther COLMART-DUQUENELLE, sans profession, domiciliés, à Reims, rue du Bourg Saint Denis n°64, d’une part ; Et demoiselle Anna LOCHET, âgée de 24 ans, née à Reims le 10 novembre 1836, sans profession, domiciliée à Reims, rue de la Pairière n°15, majeure, célibataire, fille légitime de sieur Charles LOCHET, ancien négociant, demeurant à Reims, rue du Cloitre n°1er, et de défunte Anne WIRBEL, décédée à Reims le 18 avril 1853, d’autre part. Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux, et dont les publications ont été faites à Reims les dimanches 31 mars dernier et 7 avril présent mois ; à cette fin, chacun des futurs nous a remis son acte de naissance ; ces pièces ont été paraphées pour demeurer ci-annexées. Etaient présents et accompagnaient les futurs époux, savoir : - lesdits sieur et dame DECES, père et mère du futur époux, - et ledit sieur LOCHET, père de la future épouse ; ils nous ont déclarés tous trois respectivement consentir au présent mariage. Aucune opposition ne nous ayant été signifiée, faisant droit à la réquisition des futurs, nous officier de l’état civil, Vu l’acte de décès de la mère de la future épouse, Attendu que le futur a été exempté du service militaire, ce que nous avons vérifié, Après avoir fait lecture des pièces relatives à l’état des parties contractantes et aux formalités du mariage, ainsi que du chapitre du Code Napoléon sur les droits et devoirs respectifs des époux, ledit sieur Arthur Marie DECES et ladite demoiselle Anna LOCHET, contractants, nous ayant fait l’un après l’autre la déclaration formelle qu’ils se prennent pour mari et pour femme, avons prononcé au nom de la loi qu’ils sont unis par le mariage, et ce après que de ce interpellé, les époux et leurs ascendants présents nous ont eu déclarer qu’il a été fait un contrat de mariage entre les époux ; lequel a été reçu par Maitre MAIREAU, notaire à Reims, avant-hier 13 avril, ce qui est attesté par un certificat délivré par ledit notaire pour nous être remis signé, restera ci-annexé après avoir été paraphé. Tout ce que dessus a eu lieu publiquement en présence des sieurs -Nicolas Victor DIUQUENELLE, âgé de 53 ans, pharmacien, cousin maternel de l’époux au 5ème degré ; - Mathieu Ernest ASSY, âgé de 54 ans, négociant, non parent des époux, - Henri LOCHET, âgé de 49 ans, négociant, oncle paternel de l’épouse - Charles WIRBEL, âgé de 43 ans, négociant, cousin maternel de l’épouse au 5ème degré. Domiciliés à Reims. Et de suite nous avons dressé le présent acte que les époux, leurs ascendants présents et les témoins ont signé avec nous, lecture faite. A. DECES A.LOCHET C.DECES DECES DUQUENELLE C.LOCHET Ern. ASSY H. LOCHET WIRBEL RICHARDOT Fiabilité des données: 3
Publication: http://www.lavieremoise.fr/ Cote: Nécrologie d'Arthur Marie Decès Texte: DECÈS (Arthur Marie). L’homme qui disparaissait le 7 février 1900, avait de nombreux titres à la reconnaissance publique. Sa modestie et son abnégation rendaient encore plus sympathique cette figure si connue de tous les Rémois, riches et pauvres, surtout de ces derniers, car c’est à eux qu’allait sa sollicitude et son entier dévouement. Aussi ses obsèques, célébrées le 10 février, avaient-elles pris les proportions d’un deuil public. Fils du chirurgien J.-B. Decès, professeur des plus estimés, et héritier par sa mère des qualités du clinicien Duquénelle, de ce savant que l’Académie de Médecine avait tenu à faire entrer dans son sein, le docteur Decès continua les traditions et les nobles vertus de ses ascendants. Ancien interne des hôpitaux de Paris, successivement professeur suppléant, chirurgien de l’Hôtel-Dieu, titulaire de la chaire de pathologie en 1861 et de clinique externe en 1883, membre de la société médicale qu’il avait présidée, de l’Association des Médecins de la Marne qu’il avait contribué à fonder, etc., il fut à l’École de Médecine comme dans les diverses assemblées qui l’avaient élu, le professeur toujours respecté. Ses élèves l’aimaient et leur attachement pour leur maître montrait à quel degré ils le tenaient en vénération. Au Conseil municipal où le docteur Decès avait été appelé il y a quatre ans, il se montra comme partout ailleurs, l’homme dévoué aux intérêts de ses concitoyens. Il n’est point besoin de longues phrases pour retracer l’existence de telles vies : les actes parlent eux-mêmes. La longue carrière sacerdotale d’humanitaire insigne que fut le docteur Decès est un exemple ; la mémoire de l’homme de bien et du savant, survivra longtemps encore dans la vieille cité rémoise qui avait vu avec joie son enfant recevoir la croix de la Légion d’honneur et la rosette d’officier de l’Instruction publique. M. le docteur Decès était membre du Conseil de Fabrique de Notre-Dame, membre de l’Académie nationale de Reims, délégué de la « Croix-Rouge » pour la 6e région militaire, et président du Comité rémois, président de la Fraternelle, de 1a Société de Tir, de l’Association des Sociétés de gymnastique de Reims, etc. Malgré la dernière volonté du défunt qui avait exprimé qu’aucun discours ne fût prononcé sur sa tombe, des voix s’élevèrent et dirent tout le bien de l’homme charitable, du savant modeste, de l’ardent patriote vers lequel, en ce jour de deuil, se porta plus d’une reconnaissante mémoire. Tout récemment encore, à la séance de rentrée de l’École de Médecine, le 7 novembre dernier, M. de Bovis, professeur de clinique obstétricale, retraçait d’une façon magistrale la vie du médecin, du « bon docteur », comme l’appelaient plus particulièrement ceux vers lesquels allait son inépuisable charité. M. le Dr Décès était né à Reims le 31 mai 1831. Fiabilité des données: 3
Publication: http://catreims.free.fr Cote: Biographie Date d'entrée dans le document original: 13 Texte: Le docteur Arthur-Marie Decès est né à Reims le 31 mai 1831. Issu d'une famille de médecins locaux, après une scolarité brillante au Lycée Royal, il passe son baccalauréat en 1848. D'abord interne à l'Hôtel-Dieu, il continue ses études de médecine aux hôpitaux de Paris. Docteur émérite, il assura aussi pendant quarante-deux ans la charge de professeur à l'école de médecine de Reims et fut conseiller municipal.
En 1882 il réalisa un mémoire pour la réalisation d'une Ecole Normale à Reims pour la formation des professeurs. C'est avec dévouement et abnégation qu'il consacre sa vie aux malades miséreux, en organisant des consultations gratuites.
Partisan résolu des exercices physiques, dans lesquels il voyait un moyen de viriliser l'âme en fortifiant le corps, convaincu de la nécessité de préparer pendant la paix tous les moyens de secourir les blessés en cas de guerre, il avait fait de Reims la ville de l'Est la plus avancée dans le développement de la gymnastique et l'un des centres les plus importants de la Croix-Rouge. Président de l'Union des sociétés de gymnastique, le "bon docteur", comme l'ont surnommé ses contemporains, avait été décoré de la rosette de l'Instruction publique et de la croix de la légion d'honneur. Fiabilité des données: 3